Ca y est, je me lance à nouveau, prise d'une envie folle de plaquer des mots sur ce que je vis ici, et de les partager. Mon quotidien, mes illusions intactes, mes désillusions douloureuses s'il y en a. Elles viendront peut être, c'est ce qui fait la richesse d'une telle expérience.
Je vis dans un espace clos, un bocal bien hermétique entre l'atlas et l'océan, dans cette petite ville minière, aux airs de grand village, qu'est Khouribga. Mais malgré sa lente agonie économique, et sa vie au ralenti, elle m'a accueillie à bras ouverts, digne de l'hospitalité marocaine. Doucement, gentiment, sans grande manifestation, comme l'admet la discrétion de cette petite ville tranquille. Mais cette douce lenteur, ce rythme de vie sain, sans grande surprise, ni fêtes (ni alcools:)), qui m'a fait peur au début, qui m'a angoissée, m'a aussi cajolée pour que je l'adopte finalement. c'est mon compagnon de chaque instant, et l'ennui qui pouvait parfois me tourner la tête s'est transformé en temps de réflexion, de création, et de professionnalisme. J'apprends sur cette belle culture, sur mon futur métier je l'espère. J'ai les yeux grands ouverts, la bouche bée. Mais ma surprise de chaque seconde n'apparaît pas aux yeux du non-averti. Je vis, simplement, le quotidien de ma famille d'accueil, mon baba et ma mama, et leur fils, et leur cuisinière. Ma petite source de joie et de savoir ici, mon refuge de tendresse et de bonne humeur, mon repère, mes discussions, mes piliers dans ce pays inconnu, dont je ne comprends ni un seul mot. Qu'importe, les sonorités arabes viennent me chatouiller les oreilles, dans une musique continue, mais je ne recherche pas leur apprivoisement immédiat. Je les laisse venir à moi, en tempo, dans leur fine expression. Un jour, j'oserai les plaquer sur ma langue, je l'espère. Je vous le ferai savoir, toute fière... mais pour l'instant, l'heure est au partage de mes découvertes quotidiennes.
Alors bienvenus,
Je vis dans un espace clos, un bocal bien hermétique entre l'atlas et l'océan, dans cette petite ville minière, aux airs de grand village, qu'est Khouribga. Mais malgré sa lente agonie économique, et sa vie au ralenti, elle m'a accueillie à bras ouverts, digne de l'hospitalité marocaine. Doucement, gentiment, sans grande manifestation, comme l'admet la discrétion de cette petite ville tranquille. Mais cette douce lenteur, ce rythme de vie sain, sans grande surprise, ni fêtes (ni alcools:)), qui m'a fait peur au début, qui m'a angoissée, m'a aussi cajolée pour que je l'adopte finalement. c'est mon compagnon de chaque instant, et l'ennui qui pouvait parfois me tourner la tête s'est transformé en temps de réflexion, de création, et de professionnalisme. J'apprends sur cette belle culture, sur mon futur métier je l'espère. J'ai les yeux grands ouverts, la bouche bée. Mais ma surprise de chaque seconde n'apparaît pas aux yeux du non-averti. Je vis, simplement, le quotidien de ma famille d'accueil, mon baba et ma mama, et leur fils, et leur cuisinière. Ma petite source de joie et de savoir ici, mon refuge de tendresse et de bonne humeur, mon repère, mes discussions, mes piliers dans ce pays inconnu, dont je ne comprends ni un seul mot. Qu'importe, les sonorités arabes viennent me chatouiller les oreilles, dans une musique continue, mais je ne recherche pas leur apprivoisement immédiat. Je les laisse venir à moi, en tempo, dans leur fine expression. Un jour, j'oserai les plaquer sur ma langue, je l'espère. Je vous le ferai savoir, toute fière... mais pour l'instant, l'heure est au partage de mes découvertes quotidiennes.

je ne savais pas que le vertige était possible sans une goutte d'alcool.
RépondreSupprimerC'est bien l'approvisionnement en découvertes quotidiennes qui te guidera et qui est notre moteur à tous.
D'ailleurs, le partage de ces dernières est tout aussi essentiel. Merci donc de nous offrir un peu de carburant rempli d'émotions et de réflexions de temps en temps.
Enfin, je l'attendais avec impatience ce blog... J'adore te lire ma petite Moya!!
RépondreSupprimerC'est bon de reprendre le fil de tes mots en ligne Maëlle.
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